2020, en alexandrins

2020, en alexandrins

Ce petit poème est de l’ordre du sentiment et non pas d’une analyse.
Il porte, d’ailleurs, une fois n’est pas coutume sur une situation internationale et non pas Mauricienne en particulier.

Voici les vers retranscrits ci-dessous pour ceux qui voudraient lire avec leur propre sentiment dans la tête:

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C’est en Alexandrins qu’en ce début d’année,
Je vous formule, mes chers amis, nos souhaits.
Vous aurez noté que, vue la date avancée,
Ils sont un début, loin d’une finalité.

Étranger au sentiment, passe ton chemin !
Car aujourd’hui c’est en quelques Alexandrins
Que je souhaite partager deux mille vingt,
Et deux mille vingt et un, le voir en gamin

Nulle autre analyse ne sera ajoutée
A celles expertes, déjà bien formulées,
par les spécialistes autoproclamés,
Prophètes d’exégèse si falsifiées.

En effet, Qui suis-je en tant que fort simple esprit
Pour sonder cette défaillante économie
Dont je ne suis ni un expert ni un érudit
Mais qui au contraire, comme vous, la subit!

En revanche, comme vous, je suis un humain.
En tant que tel j’ai ressenti deux mille vingt.
En tant que tel, je dote mon âme de mains
Pour aujourd’hui vous modeler mon instinct mien

Toi, zététicien ! Qui est tu pour avoir
pris en otage ce très critique savoir ?
Est ce ta volonté qui a créé ce noir ?
Ou ton ignorance notoire ? Va savoir !

La peur nous parvint d’abord d’un lointain la bas.
Puis, vint rythmer notre national effroi
Par la suite, notre entourage s’alarma
Enfin, notre mental personnel se brisa.

De là-bas parvenaient des échos alarmants,
Et nous les écoutions, curieux mais distants.
Une catastrophe, en rien ne nous concernant,
Frappait encore ailleurs, nos cœurs indifférent

Le dix-neuf mars la chimère fut annoncée.
La curiosité, vers là-bas dirigée,
Se mua en peur dans notre réalité.
Nous les vrais humains étions enfin concernés

Il bondit vite le cerveau reptilien
Lui qui fait que l’autre, d’humain ne passe à rien
Bien qu’en ce temps, nos âmes furent en soutient,
La raison s’effaça au profit du malin

Ce jour de mars active le mode survie
Une nouvelle routine s’installa, puis
De confinés nous devinrent des confinis.
Car incognito, nous passâmes sous Vichy

D’aucuns n’avaient rien de très notable à parfaire
D’autres furent par la famille dépassée
Les cœurs, étrangers à la promiscuité
Malgré des décennies d’amour, furent brisés.

Le premier lockdown est clos et un an plus tard,
Le voilà qui revient en force le bâtard !
Vichy plus haut, qui n’était pas qu’art oratoire,
Montrait les lubies d’un dictateur salopard

Staline lui-même n’aurait pas rêvé mieux.
Nul Goulag, on trouva bien plus ingénieux:
Nos maisons sont devenues des camps à pouilleux
Chapeau! Minutieux, odieux mais pieux.

Bref, toi! Oui toi, il faudra que tu te démerde
Mais nulle contrainte pour autant que l’on perde
Tais toi! L’expert qui nous a mis dans cette merde.
Nous rendrons à notre liberté sa superbe.

Via mon consentement libre et éclairé
Mes confrères et chères consœurs tant aimés
Je vous souhaité enfin une bonne année
Sans égard aucun pour les apprentis sorciers



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